Notre nouvelle création
La Disruption
« Article 15 : On se débrouille pour danser ! »
Chorégraphie & scénographie : Florent Mahoukou
Danseurs Performeurs : Anouchka Domingo, Sabrina SamBB, Arnold Mahoukou, Didier Miankouikila, Prade Tsisambo, Jones Nkodia, Karel Koulany.
Texte : Laetitia Ajanohun
Création Lumière : Aimée Mavoungou
Production : Florent Mahoukou
Diffusion: MAHO DANSE PERFORM’
Lieu d’accueil : Les Ateliers SHAM
RÉSIDENCE DE CRÉATION AUX ATELIERS SAHM À BRAZZAVILLE

Du 1er au 30 juillet 2026, Florent MAHOUKOU réunit de jeunes artistes aux Ateliers SAHM pour une résidence artistique.
La Disruption est un projet de recherche et de création chorégraphique qui interroge la manière dont les contraintes sociales, économiques et politiques peuvent devenir des moteurs de création, de résistance et de transformation collective. À travers une écriture physique où le corps dialogue avec l’objet, cette création explore la capacité des individus à détourner les mécanismes de domination pour inventer de nouvelles formes de liberté.

Au cœur de cette recherche se trouvent les casiers de bière, objets familiers des paysages urbains africains. Habituellement associés à la consommation d’alcool, à la manutention ou à la standardisation des gestes, ils deviennent ici une matière chorégraphique à part entière. Comme des briques, ils deviennent supports, architectures éphémères, instruments rythmiques, refuges ou obstacles, ils offrent aux interprètes un terrain d’expérimentation où chaque contrainte ouvre de nouvelles possibilités de mouvement. Ce détournement transforme un objet banal en un puissant révélateur des rapports entre le corps, l’espace et la société…
Avant-première Européenne : le jeudi 1er octobre à Amterdam, SAVE THE DATE !
RÉSUMÉ
Dans cette pièce, la jeunesse se révèle comme une force ingénieuse, capable de détourner les contraintes imposées par son environnement. Les casiers de bière – symboles de consommation, d’aliénation et de contrôle social – deviennent les objets centraux d’un jeu de transformation plastique. Au lieu de rester figés dans leur fonction initiale, ils sont réinvestis par les corps : supports, abris, obstacles, objets de rythme ou encore accessoires mouvants.
Ce détournement chorégraphique ouvre un espace critique où les danseurs prennent conscience de l’influence et du statut de l’alcool dans nos sociétés. Peu à peu, la répétition mécanique se mue en résistance collective, et ce qui servait à contenir devient matière à libérer. Dans cette métamorphose, la jeunesse démontre sa capacité d’adaptation et de réinvention : elle transforme l’oppression en moteur de (r)évolution, et fait surgir, à travers la danse, une autre vision sociale.
Nos jeunes proposent alors un nouveau regard sur ces casiers en se libérant des habitus liés la boisson afin de reprendre le contrôle sur leur corps distrait par cette dipsomanie.
NOTE D’INTENTION CHORÉGRAPHIQUE
Cette création chorégraphique s’ancre dans une volonté de mettre en lumière l’ingéniosité d’une jeunesse contrainte mais jamais résignée. Elle interroge la manière dont les corps peuvent se saisir des symboles du contrôle et de l’aliénation pour en inverser le sens.
Les casiers de bière, objets du quotidien chargés d’une fonction de consommation et d’uniformisation, deviennent ici le pivot de l’écriture scénique. Leur utilisation première – contenir, stocker, répéter – est détournée par les corps des danseurs, qui les investissent comme supports, instruments, abris ou obstacles. À travers ce geste, ils révèlent une force d’adaptation et une capacité à transformer l’outil d’oppression en matière de jeu, de lien et de libération.
La pièce trace un chemin qui va de l’enfermement à l’ouverture, de l’automatisme à la création, de la passivité imposée à l’élan collectif. Le mouvement naît des contraintes mêmes, et c’est dans cet espace que surgit l’inattendu : une énergie commune, une réinvention des possibles, une danse comme acte de résistance.
Ce travail chorégraphique ne cherche pas seulement à détourner l’objet, mais à en révéler les couches symboliques, pour inviter le spectateur à questionner son propre rapport aux structures de contrôle. Ce qui semblait figé se déplace, ce qui était instrument de soumission devient outil de (r)évolution.




