Répertoire

La Disruption

La Disruption

« Article 15 : On se débrouille pour danser ! »

 

 

Chorégraphie & scénographie : Florent Mahoukou

Danseurs Performeurs : Anouchka Domingo, Sabrina SamBB, Arnold Mahoukou, Didier Miankouikila, Prade Tsisambo, Jones Nkodia, Karel Koulany.

Texte : Laetitia Ajanohun

Création Lumière : Aimée Mavoungou

Production : Florent Mahoukou

Diffusion: MAHO DANSE  PERFORM’

Lieu d’accueil : Les Ateliers SHAM

 

 

 

RÉSUMÉ 

Dans cette pièce, la jeunesse se révèle comme une force ingénieuse, capable de détourner les contraintes imposées par son environnement. Les casiers de bière – symboles de consommation, d’aliénation et de contrôle social – deviennent les objets centraux d’un jeu de transformation plastique. Au lieu de rester figés dans leur fonction initiale, ils sont réinvestis par les corps : supports, abris, obstacles, objets de rythme ou encore accessoires mouvants.

Ce détournement chorégraphique ouvre un espace critique où les danseurs prennent conscience de l’influence et du statut de l’alcool dans nos sociétés. Peu à peu, la répétition mécanique se mue en résistance collective, et ce qui servait à contenir devient matière à libérer. Dans cette métamorphose, la jeunesse démontre sa capacité d’adaptation et de réinvention : elle transforme l’oppression en moteur de (r)évolution, et fait surgir, à travers la danse, une autre vision sociale.

Nos jeunes proposent alors un nouveau regard sur ces casiers en se libérant des habitus liés la boisson afin de reprendre le contrôle sur leur corps distrait par cette dipsomanie.

 

NOTE D’INTENTION CHORÉGRAPHIQUE

Cette création chorégraphique s’ancre dans une volonté de mettre en lumière l’ingéniosité d’une jeunesse contrainte mais jamais résignée. Elle interroge la manière dont les corps peuvent se saisir des symboles du contrôle et de l’aliénation pour en inverser le sens.

Les casiers de bière, objets du quotidien chargés d’une fonction de consommation et d’uniformisation, deviennent ici le pivot de l’écriture scénique. Leur utilisation première – contenir, stocker, répéter – est détournée par les corps des danseurs, qui les investissent comme supports, instruments, abris ou obstacles. À travers ce geste, ils révèlent une force d’adaptation et une capacité à transformer l’outil d’oppression en matière de jeu, de lien et de libération.

La pièce trace un chemin qui va de l’enfermement à l’ouverture, de l’automatisme à la création, de la passivité imposée à l’élan collectif. Le mouvement naît des contraintes mêmes, et c’est dans cet espace que surgit l’inattendu : une énergie commune, une réinvention des possibles, une danse comme acte de résistance.

Ce travail chorégraphique ne cherche pas seulement à détourner l’objet, mais à en révéler les couches symboliques, pour inviter le spectateur à questionner son propre rapport aux structures de contrôle. Ce qui semblait figé se déplace, ce qui était instrument de soumission devient outil de (r)évolution.

 

Face to Face

SYNOPSIS

 

À un tournant difficile de sa vie personnelle et professionnelle, le chorégraphe Florent MAHOUKOU rentre dans la ville de pointe Noire où, pour lui, tout a commencé avec la danse. Son pays natal a bien peu évolué et rien n’est proposé aux populations pour sortir de la précarité. Seules les activités informelles leur permettent de survivre.

« Face to Face », il s’agit d’une interrogation de soi avec un désir de comprendre la vie, où le système de la débrouille confine avec l’art jusqu’au déclic…

Production et Choréalisateur Florent Mahoukou, assistant réalisateur Harvin Isma, Direction photographie et montage Prence Bazabana, Montage et étalonnage Micheal Gandgo, texte Ronan Chéneau, Adaptation texte Florent Mahoukou, Musique originale Maxime Campin, Coaching Slam Gilles Ndouta,   Affiche et teaser Prence Bazabana, Traduction anglaise sous-titrage Gaylor Petro, Musique : Zombie de Fela Kuti , Survivor de Tshegue

Année de production : Novembre 2021

Pays : République du Congo

« Face to Face » a remporté plusieurs prix internationaux : (Mentions honorable au Festival international mensuel du film d’art d’Athènes 2023, au Cine-Maniacs Filmfest 2022, au Tokyo Film Awards 2021, et au Festival international du film Fox Rome) et lauréat Festival international du court métrage de Tokyo, Carnaval des films du monde-Singapour, au Marché de Clermont-Ferrand, Meilleur film au Beijing International Short Film Festival BISFF2022…)

Là où j’en suis aujourd’hui

Là où j’en suis aujourd’hui questionne notre part d’individualité, notre rapport à l’identité, à la différence, à l’idée du mélange, notre sens de bienvenue. Elliptique et ponctuée d’exhortations, la pièce est un voyage initiatique au plus profond de soi à travers le brouillon d’un rêve porté par un Noir presque ordinaire. De cette projection de soi jaillira le monde confus dans lequel les interprètes livrent leur pensés corps à corps contre l’apriori, les stéréotypes, la peur irrationnelle du différent et la banalisation d’une domination nourri du mythe de Cham.  

 

Florent Mahoukou prend à bras-le-corps la question de l’individu dans divers dimensions possibles en mettant en espace un puzzle du vivant en permanente évolution teinté d’ironie. Afin de développer un regard diffèrent sur l’esthétique du corps du danseur Africain pour remédier à l’ignorance et à la méconnaissance généralisée.

 

Check One

« Check One » est parti d’une expérimentation de tester, d’essayer. La recherche de chemins inconnus, autant pour sa démarche chorégraphique que de lui-même et du regards occidentales est au cœur du projet. Florent Mahoukou veut quitter le mode du récit chorégraphique pour retrouver la spontanéité de l’art performatif de la peinture du corps et du mouvement dansé dans un ton tout à fait contemporain.  

En partant des maquillages traditionnels congolais à l’art plastique contemporain, l’artiste exorcise son écriture chorégraphique ainsi que son corps pour des chemins inconnus après 13 années d’aventure dans le paysage chorégraphique.  Comment cet art improvisé va-t-il se transposer sur une scène, dans un espace clos ? Comment le savoir si ce n’est en essayant ?  « Check One ! » 

Sac au dos

La création artistique est l’un des seuls espaces qui nous offre la possibilité de dire, exposer, crier, parler, exclamer, mais aussi celle de nous taire.

La problématique universelle de la mondialisation et des enjeux de nos sociétés, fait ici écho au vécu d’un homme, à son histoire intime, inacceptable et dérangeante.

Comment des faits très personnels peuvent finalement arriver à tous ?

Comment la société peut aussi vite oublier, banaliser des faits si graves ? 

Comment oublier cette souffrance ?

 

Le vent qui est passé nous a soufflé des choses,

Pas à l’oreille du tout, 

Mais dans les corps, 

Des corps qui cherchent à comprendre ce grand petit vent qui a duré un petit grand temps de notre existence.

 

Même lorsqu’on décide de faire des choses avec notre tête, 

le corps réagit d’une autre façon.

 

Nous avons besoin de parler.

D’en parler pour faire souffler d’autres vents à nos corps qui ne restent que dans un qui-vive perpétuel accentué par d’autres faits bien loin de ce vent.

 

Ce vent est bien sûr passé dans plusieurs endroits, 

Mais celui que tu vis n’est jamais comparable à celui des autres, 

Car c’est toi qui le vis et le ressens. 

 

Parfois on arrive à dire :

 Vivre une chose est parfois moins douloureux que de l’avoir entendue.

C’est possible, mais lorsque c’est à soi-même que cela arrive,

 Le monde s’écroule sur nous.

Wake up

À l’issue d’une rencontre entre Gregory Maqoma et Florent Mahoukou, à Bamako lors de « Danse L’Afrique Danse 2010 » organisées par l’Institut Français/Programme Afrique en création et Donko Seko, est née l’idée et l’envie chez Gregory Maqoma d’approcher et d’apporter son regard extérieur sur « On the Steps… », la pièce lauréate du jeune chorégraphe Florent Mahoukou/Studio Maho.

Grégory Maqoma s’est rendu au Congo du 18 au 26 mai 2011. Une synergie spontanée s’est révélée durant ces quelques jours de partage à Brazza la verte. Les deux artistes ont pu se rendre compte de points communs dans leurs manières de danser, de rechercher le mouvement, malgré leurs identités culturelles et artistiques différentes. Cela a généré l’envie de prolonger cet échange et d’approfondir cette complicité artistique spontanée. Ce contact humain, naturel et cette capacité à travailler ensemble, à créer simultanément de manière fluide, instantanée et cohérente incitent Gregory Maqoma à proposer à Florent Mahoukou de réaliser une aventure commune, avec leurs deux compagnies respectives.

Pour préparer cette rencontre, les deux chorégraphes désirent d’abord poursuivre leurs échanges dans le lieu de travail de Grégory Maqoma, afin que Florent Mahoukou puisse s’imprégner de son univers, comprendre son œuvre. Le jeune chorégraphe proposera tout d’abord un stage à son groupe puis les deux artistes commenceront un atelier de recherches concret : au-delà des mots, dans le travail, par l’organicité du mouvement et l’authenticité de la rencontre qu’ils vont basés.

Ils ont constaté qu’ils travaillent tous les deux dans un même processus : une évolution en passant par des chemins différents.

Ils souhaiteraient développer leur travail autour de la suspension et la joie du mouvement, la jubilation dans le mouvement dansé ; pour cela avoir le temps de partager leurs différents univers chorégraphiques afin d’en ressortir une pièce commune, et d’approfondir ce qui les lient et ce qui divergent de leurs dimensions artistiques…

On the steps

Portrait sans concession d’une génération prenant refuge dans l’ivresse de vivre pour avoir la force d’assumer son existence…  On the steps… met en scène un quinté de danseurs aux trajectoires solitaires, atomisées, oscillant sans cesse entre l’absence subtile au mouvement d’ensemble qui renvoie à la difficulté actuelle de construire une pensée collective, et le geste mécanique de corps manipulés façons marionnette. De la voix chaude d’une chanteuse présente sur le plateau aux accents trépidants d’une musique techno, la danse s’accorde aux rythmes, s’électrise et se laisse gagner par ses pulsations dans une énergie régulièrement contrainte à l’immobilité; une ambiance dancing à la fois joyeuse et naïve !

Pour Florent MAHOUKOU, « la chorégraphie est un espace à déplacer et non seulement à remplir » 

Résumé:

ON THE STEPS… c’est le portrait sans concession  d’une génération prenant refuge  dans l’ ivresse de vivre pour avoir la force  d’assumer son existence. « On the steps… »  Porte un regard sans jugement sur une génération sans stress, qui ne peut que danser jusqu’à l’ivresse… et à l’épuisement !

Florent MAHOUKOU dévoile par touches successives les différents pièges et réalités que connait son époque,  quand le désœuvrement pousse aux excès les plus superficiels une gestuelle chorégraphique basée sur le contact, la suspension y trouve son espace avec des fringues griffées… Cette pièce chorégraphique met en scène des individualités atomisées où l’absence subtile de mouvements d’ensemble renvoie à la difficulté actuelle de construire une pensée collective.

Pour dépeindre son époque complexe, Florent MAHOUKOU s’amuse des différentes disciplines artistiques : la danse, le chant, le théâtre, l’audiovisuel. Son spectacle sait lier poésie et politique,  sensualité et cruauté, humour et violence.

ON THE STEPS… est un spectacle énergique où la question du bonheur semble être posée comme un cri étouffé.

Conception et chorégraphe : Florent MAHOUKOU

Regard extérieur : Gregory MAQOMA

Interprétations : Francia LOUZOLO, Franck BAKEKOLO, BABANGUI Chris,  Angelus NKODIA-ZOLA, Florent MAHOUKOU

Création lumière et montage son: Cyril GIVORT

Musique : Franz Treichler, Leftfiel.

Production Déléguée : Philippe Chamaux /Les-Indépendances

12 rue Léchevin – 75011 Paris

Production: STUDIO MAHO PERORMANCE

compagnieflorentmahoukou@yahoo.fr

Coproduction: Institut Français du Congo, Ambassade de France au Congo /SCAC, Institut Français/Programme Afrique en création, 

Avec le soutien : Vuyani Dance Theatre

Prêt studio: KVS (Koninklijke Vlaamse Schouwburg)