Titre : FACE TO FACE
Genre : Expérimental film – voix – danse
Conception, mise en espace et performance: Florent Mahoukou
Texte : Ronan Chéneau, adaptation Florent MahoukouMusique : Maxime Campin, Fela Kuti, Tshegue
Production & Diffusion: STUDIO MAHO PERFORM’
Durée : 30 minutes
SYNOPSIS
A un tournant difficile de sa vie personnelle et professionnelle, le chorégraphe Florent Mahoukou rentre dans la ville de pointe Noire où, pour lui, tout a commencé avec la danse. Son pays natal a bien peu évolué et rien n’est proposé aux populations pour sortir de la précarité. Seules les activités informelles leur permettent de survivre.
« Face to Face », il s’agit d’une interrogation de soi avec un désir de comprendre la vie, où le système de la débrouille confine avec l’art jusqu’au déclique…
Production et Choréalisateur Florent Mahoukou, assistant réalisateur Harvin Isma, Direction photographie et montage Prence Bazabana, Montage et étalonnage Micheal Gandgo, texte Ronan Chéneau, Adaptation texte Florent Mahoukou, Musique originale Maxime Campin, Coaching Slam Gilles Ndouta, Affiche et teaser Prence Bazabana, Traduction anglaise sous-titrage Gaylor Petro, Musique : Zombie de Fela Kuti , Survivor de Tshegue
Année de production : Novembre 2021
Pays : République du Congo
« Face to Face » a remporté plusieurs prix internationaux : (Mentions honorable au Festival international mensuel du film d’art d’Athènes 2023, au Cine-Maniacs Filmfest 2022, au Tokyo Film Awards 2021, et au Festival international du film Fox Rome) et lauréat Festival international du court métrage de Tokyo, Carnaval des films du monde-Singapour, au Marché de Clermont-Ferrand, Meilleur film au Beijing International Short Film Festival BISFF2022…)
LE CONTEXTE DU PAYS
Le Congo, un pays riche en ressources humaines et naturelles. La grande majorité de sa population vit sous le seuil de pauvreté et est contrainte d’appliquer les préceptes de la débrouille « le Système D», une expression populaire
Ce vocable, sorti de l’imaginaire des Congolais de la RDC, a voyagé et traversé les frontières pour se fixer avec la même rigueur, et la même vigueur, au Congo Brazzaville, au Rwanda et bien d’autres pays…
L’expression est inventée dans les années 60 dans l’État Autonome du Sud-Kasaï, en République Démocratique du Congo, elle a traversé des décades et a survécu au temps. De crise en crise, elle n’a cessé d’être utilisée dans le jargon populaire congolais. Depuis toujours, le Système D alimente la vie quotidienne et l’actualité politique et économique, noyée dans une spirale de récession sans fin.
La crise économique, les défaillances de l’État et des services publics, la rareté des emplois salariés obligent en effet les citadins, et surtout les jeunes qui constituent plus de la moitié de la population du pays, à gagner leur vie par diverses formes d’auto-emploi faites de petites besognes et d’expédients.
Dans un contexte d’anomie et de grande pauvreté, la débrouille est devenue un art de vivre dans lequel la population excelle. Elle est au cœur de toutes les stratégies de survie économique, notamment chez les artistes qui subissent un manque de politique culturelle et d’accompagnement et qui, malgré l’engouement qu’ils suscitent au-delà des frontières et les trophées qu’ils remportent, peinent toujours à avoir le soutien de l’État.

« Débrouillez-vous en imaginant que vous allez vivre longtemps, et profitez de la vie en imaginant que vous allez mourir demain »
de Florent MAHOUKOU
Technique :
Lieu : adaptable
Si plateau recouvert d’un tapis de danse noir
Nombre de personne en tournée : 2 personnes
2 artistes en provenance du Congo Brazzaville
Durée : 30 min
TARIF
Prix de session régressif en fonction de nombre de dates proposées. Nous demander un devis
A fournir par l’organisateur
Frais annexes :
- transport,
- défraiements repas et nuits d’hôtel pour 2 personnes.
Besoins :
- Ecran blanc noir pour la projection vidéo
- Un Vidéo projecteur 6000 Lumens
- Un micro avec pied sur scène
- Une chaise et une petite table
- Un régisseur son et lumière